Salut les amis et quel plaisir de vous retrouver une fois de plus à travers cette nouvelle chronique. Récemment Facebook a défrayé la chronique en annonçant son changement de nom afin de refléter son engagement dans le développement d’un nouveau monde virtuel appelé le métavers. Il s’agit d’un projet pharaonique qui est loin d’être une promesse en l’air puisque l’entreprise a annoncé le recrutement de 10 000 employés dédiés uniquement au projet méta et qu’elle allait dépenser la somme faramineuse de 10 milliards de dollars américains. Les détracteurs de Marck ZUCKERBERG estiment que ce projet digne des scénarios de science-fiction les plus incroyables n’a qu’une probabilité infime de se réaliser même à long terme mais la réalité est toute autre, ces propos traduisent leur appréciation face à la capacité de Méta de littéralement bouleverser le monde tel que nous le connaissons actuellement. Ils savent que cette vision va se réaliser de façon quasi certaine et refusant d’admettre qu’ils ne pourront pas s’y opposer. Et cet état de fait les terrifie ! Leur monde et leurs certitudes s’écrilent ! Laissons les cassandres disserter de façon vaine et stérile et abordons maintenant les bouleverses que vont engendrer ce nouvel écosystème numérique. Force est de construire également que cet univers parallèle fascine les géants de la technologie dont il constitue le nouveau champion de bataille. Depuis la seconde moitié de 2021 sur peut même affirmer que la ruine vers ce nouvel eldorado est lancée avec des acteurs tels que Alibaba, Microsoft, Apple, Alphabet, Samsung et bien d’autres. Et tous ont l’espoir de tirer leur épelle du jeu et sont prêts à y consacrer eux aussi des ressources considérées. Cette laine concurrence va créer une émulation sensible d’accélérer encore un peu plus l’émergence de cet écosystème. Nous allons essayer de comprendre ce qui est véritable le moyen et quels sont les enjeux, pourquoi tout le monde en parle et pourquoi ce projet est tellement controversé. Il s’agit de la prochaine grande révolution technologique avec le potentiel de compléter notre rapport avec la réalité elle-même. Nous allons explorer les potentialités que cet univers génère, mais aussi les problèmes qui vont émerger. Nous aborderons également les thèmes philosophiques sous-jacents que je trouve personnellement fascinants et passionnants. Cela va même jusqu’à suivre des questions existantes d’une grande profondeur que nous explicitons et analysons. Le métavers représente la prochaine itération d’Internet. Depuis des millénaires les médiums de communication n’ont cessé d’évoluer et de se sophistiquer.  A chaque étape le niveau d’engagement et de connectivité entre les participants s’accroit de manière exposentielle. Que de chemin parcouru depuis l’invention de l’imprimerie au 15ème siècle, de la presse écrite au 17ème siècle, du télégraphe en 1837, du téléphone en 1876, du cinéma entre 1900 et 1910, de la radio en 1920 ou encore de la télévision en 1940 ! La réalité virtuelle renvoyée à une technologie informatique qui simule la présence physique d’un utilisateur à travers un environnement artificiellement généré par le code informatique. Elle crée un environnement avec lequel l’utiliseur peut interagir. La réalité virtuelle reproduit donc artificiellement une expérience sensorielle qui peut inclure la vue, toucher, l’ouïe, l’odorat et les odeurs. Elle a pour finalité de permettre à une personne ou à une communauté de vivre une expérience immersive ou pas. L’année 2020 marque une accélération de la démocratisation de cette technologie avec l’arrivée du casque Occulus Quest 2, plus léger et plus puissant que la version précédente. De plus grâce à son prix plutôt attractif, un grand public a commencé à expérimenter des expériences immersives et cognitives en réalité virtuelle. Il a été le grand gagnant du Noël 2021, il s’en est vendu un nombre astronomique, ce qui prouve que cette technologie arrive à maturité. Ce succès a été accrédité par une campagne ambitieuse de la partie d’Occulus qui rappellent-le appartent à Facebook récemment renommé Méta. Le concept de métavers est très simple, à travers un avatar qui est une représentation numérique de vous-même, défini en fonctions de vos préférences, vous serez capables d’interagir avec un univers virtuel qui sera en quelque sorte un endroit physique au sein de l’internet. Imaginez une vidéo conférence qui se déroulait via des casques de réalité virtuelle. Imaginez un bureau virtuel ou un salon dans lequel se trouve tous vos collèges. Vous avez alors la possibilité d’interagir et de collaborer ensemble, ce qui d’ailleurs existe déjà. Mais Méta et ses challengers ambitionnent d’aller beaucoup plus loin. En effet ils planifient la construction d’un écosystème dans lequel toute une variation de programmes, d’applications et de jeux vidéo de cet environnement pourraient prendre la forme d’un univers virtuel et cinématographique en ultra haute définition, simulant avec fluidité et à la perfection ce monde parallèle comme si vous étiez dans le monde réel.  Vous pourriez évoluez dans cet environnement et participer à des activités avec vos amis et d’autres avatars. Amazon prendrait la forme de magasins au sein desquels les clients déambuleraient comme dans le commerce physique, on peut même imaginer un mode hybride avec une partie réelle et une autre virtuelle. Vous aurez également la possibilité d’essayer les prodyuits. Je pense même qu’assez rapidement la réalité virtuelle va charrément fusionner avec la réalité augmentée, ouvrant des perspectives encore inimaginables et digne des contes et des légendes de notre enfance. Vous pourrez aussi débattre de toute sortes de sujets, vous instruire aussi, participer à des conférences débats et participer à des événements virtuels plus captivants les uns que les autres. C’est-à-dire que va émerger un endroit où les marques, les entreprises, les organisations et les individus vont tous pouvoir exister en dehors des limites matérielles et physiques inhérentes à la réalité. Seule votre imagination va réparer les limites de ces univers virtuels. Par exemple, les multinationales pourraient réunir leurs employés dans un seul et même lieu virtuel. Cela engendrera des économies colossales en réduisant de façon radicale les besoins en déplacements et en hébergements. Des musées pourraient accueillir des centaines de millions de visiteurs pour les plus réputés, ce qui n’est pas envisageable dans le monde d’aujourd’hui avec ses limites matérielles. La diversité et l’abondance seront les leitmotivs de ces environnements qui constitueront le métavers. Imaginons que vous vous rendez dans un concert virtuel avec des amis. A la fin du spectacle, l’artiste vend des t-shirts, des paniers ainsi qu’un album et un roman à succès qu’elle a lancé il y a quelques mois. Vous décidez d’acheter un ou plusieurs de ces objets pour soutenir l’artiste. Ces objets existent dans l’univers virtuel. Leur unicité et votre titre de propriété est certifié grâce à des NFT (Non Fongibles Tokens), nous en reparlerons dans un article dédié. Le lendemain vous pouvez décidre de porter le tee-shirt et les paniers au travail ou dans n’importe quel autre espace du métavers. Cette histoire sera peut-être celle de l’artiste Nalya dans une dizaine d’années lors d’un de ses concerts dans le métavers. Nalya, c’est l’histoire d’une gamine française, d’origine franco-sicilienne, qui n’a aucune confiance en elle. Enfant, elle lit beaucoup, elle écrit, elle joue du piano et elle rêve. … En 2014, grâce à un financement participatif, elle sort « Miss Miles », un 1er album de chansons françaises. D’ailleurs je vous recommande de commencer à découvrir dès à présent : https://nalya.fr . Et vous laissez tenter par une offre particulièrement attrayante, la possibilité d’acheter 300 packs de l’ensemble de ces produits dont vous pourrez disposer à votre guise, les offrir ou les revoir. Cela est rendu possible là encore grâce aux NFT et à la blockchain. Cinq ans plus tard sa renommée est mondiale, vos achats valent alors une petite fortune. Le métavers engendre un écosystème économique quasi autonome où les biens et les œuvres ont une valeur en fonction de ce que les gens sont prêts à payer. Si vous organisez un événement vous pourrez prévenir un droit d’entrée dont devra s’acquitter les individus qui veulent le visiter.  Toutes les briques élémentaires nécessaires à la construction du métavor existe déjà d’une manière ou d’une autre même si elles restent bien sûr encore extrêmement rudimentaires. En effet, citons la cryptographie, les cryptomonnaies, le commerce virtuel, les NFT, les réseaux sociaux, la blockchain. Il reste seulement à connecter ensemble tous ces éléments disparates. Bien sûr tout cela se fera sur le très long terme, actuellement des défis colossaux doivent être relevés. Les deux termes métavers et les métavers sont synonyme. Etudes la construction de ce mot. Méta vient du Grec et signifie au-delà. Vers vient du mot univers. Métavers représente donc un univers au-delà du monde réel. Selon Matthew Ball, qui est un Venture Capitalist américain et un auteur à succès d’un essai sur ce monde virtuel: «Le métavers est un vaste réseaux de mondes et de simulations persistants 3D et rendus en temps réel qui prennent en charge la continuité de l’identité, des objets, de l’historique, des paiements et des droits, et peuvent être exposés de manière synchrone par un nombre effectivement illimité d’utilisateurs, chacun avec un sentiment individuel de présence.  » Marc ZUCKERBERG en donne la définition suivante: «Le Métavers avec un grand M est l’idée qu’il y aura 1 seul monde virtuel où chacun pourra jouer à des jeux, regarder des films, etc., sortir, danser, visiter des musées et même sur le web. Cela serait le futur d’Internet, beaucoup plus immersif. Le métavers aura ces 6 caractéristiques : il est persistant, il fonctionne en temps réel, il n’a pas de limites en termes d’utilisateurs, il est interopérable c’est-à-dire que vos informations et vos actifs numériques pourront circuler sur les différentes plateformes, il est doté de sa propre économie et enfin le métavers couvre le monde physique et le monde réel. Cette dernière caractéristique signifie que vous pourrez y accéder dans la rue avec des lunettes de réalité augmentée. Mais revenus à présents aux techniques caractéristiques qui seront indispensables à son émergence. Matthew Ball, encore lui, fait un parallèle entre le métavers et l’invention de l’électricité, il a défini 8 technologies centrales nécessaires à sa mise en œuvre. Tout d’abord le matériel devra s’appliquer sur le développement et la vente d’un certain nombre de technologies physiques et d’appareil qui serviront pour accéder, interagir et développer le métavers. Toute cette panoplie inclut le matériel destiné aux consommateurs (casques VR, casques AR, les habitudes haptiques, les téléphones portables) ainsi que le matériel d’entreprise (des caméras hautement sophistiquées, des systèmes de projection, des clients de suivis et de balayages et bien d ‘. Cette catégories exclut le matériel spécifique de calcul tels que les GPU, ler serveurs et les éléments actifs des réseaux à ultra haut débit. Le deuxième élément est destiné à la mise en réseau. La bande passante, c’est-à-dire la quantité de données pouvant être périmées par unité de temps, sont bien plus élevées que celles nécessaires à la plupart des applications et des jeux accessibles avec l’Internet actuel. Et dépassent de loin celles de la plupart des connexions modernes en service. Pour bien comprendre les besoins nécessaires, il faut prendre en compte la quantité colossale de données décentralisées qui devraient être achetées jusqu’à votre casque de réalité virtuelle pour vous donner l’illusion de la réalité. En effet il faut limiter au maximum la quantité de données à stocker localement et la puissance que doit posséder votre terminal utilisateur. Ensuite il faut développer une puissance de calcul colossale, sans commune mesure avec celle que peuvent quatorze les puces actuelles. Les dirigeants d’Intel estiment que le métavers exige d’augmentation par 1000 la puissance de calcul des ordinateurs. Cette puissance est gargantuesque. Dans dix ans la puissance de calcul des manifestants actuels aura été multiplié par seulement 30. On mesure toute la complexité de ce défi technique, mais l’histoire des techniques régorgent d’exploits qui semblaient impensables au commun des mortels quelques années auparavant. Et des solutions perturbatrices font très certainement émerger. Je pense que dans dixans on pourra utiliser une première version du métavers bien qu’encore relativement primitif. Laissons la magie technologique opéré ! Quatrième élément nécessaire à cet écosystème, les plaquesformes virtuelles. Il s’agit de l’exploitation des simulations, des environnements et des mondes numériques immersifs. Elément technologique suivant, le métavers va nécessairement d’élaborer des outils et des normes d’échange. Elles prennent par exemple en charge des activités telles que le rendu, la physique et l’IA. Il s’agit d’une sorte de langage chargé de véhicules les datagrammes du métavers. Viennent ensuite les processus de paiements. La technologie sous-jacente doit permettre de prendre en charge les processus, les plaques-formes et les opérations de paiement numérique qui comprennent les formes d’échanges de dispositifs numériques vers des dispositifs numériques et des services financiers purs, y compris vers des crypto-monnaies telles que le bitcoin et l’étherum, et d’autres technologies blockchain. Ensuite vient le contenu, les services et les actifs du métavers. Il s’agit de la conception / création, de la vente, de la révente, du stockage, de la protection sécurisée et de la gestion financière des actifs numériques, tels que les biens virtuels et les dispositifs, liés aux données et à l’identité des utilisateurs. Terminons par le comportement des utilisateurs. Le métavers va induire des changements observables dans les comportements des consommateurs et des entreprises qui sont donc directement associés au métavore, soit le permis ou reflétent ses principes et sa philosophie. Ces comportements s’apparentent presque toujours à des tendances lors de leur apparition initiale mais plus tard ils se dotent d’une signification sociale mondiale. La première fois que j’ai utilisé un casque oculus quest, j’ai compris immédiatement que les choses allaient changer en profondeur. Les casques vont s’alléger, leur puissance de calcul va s’accoudre ainsi que leur résolution. Bientôt ils se transformeront en lunettes, sur arrivera rapidement aux interfaces neuronales directes telles que les imaginez Elon Musk qui développe Neuralink. La plupart des gens pensent que cela se produira dans un avenir lointain mais en réalité la technologie sous-jacente à la réalité virtuelle a une vitesse effarante. Affirmer le contraire serait un déni de la réalité, il ne se passe pas une semaine sans qu’une nouvelle innovation ne soit annoncée. L’industrie de la réalité virtuelle est en pleine croissance, en 2024 ce marché atteindra 800 milliards de dollars selon Bloomberg. Des acteurs tels que Microsoft, Epic Games, Tencent, Nvidia et beaucoup d’autres espèrent bien se positionner comme leaders de cette nouvelle révolution numériques du métavers. Les casques de réalité virtuelle 8k sont déjà disponibles, ce qui correspond presque à la vue humaine. Les dispositifs haptiques qui permettent de ressentir physiquement les objets saisis ou encore des sensations sur la peau, gagnent de plus en plus en précision et en sensibilité.Les capacités des interfaces neuronales permettent d’intercepter les signaux du cerveau afin de contrôler la réalité virtuelle par la pensée, ces technologies vont se démocratiser rapidement. La science-fiction entre dans notre vie à vitesse grand V, et ce processus va encore s’accélérer dans des proportions prodigieuses dans les prochaines années. Dire que la technologie n’est pas mature pour permettre de telles avancées serait d’une grande naïveté. Dans les années 1980 nombreux étaient les gens à affirmer mordicus que l’internet ne décollera jamais, que la puissance des ordinateurs n’arrivait jamais à suivre, que la vitesse des réseaux était insuffisante. Et aussi que les gens allaient préférer continuer à envoyer des lettres par la poste ou bien consulter des livres papier. Avec le recul on se rend compte que ce raisonnement intellectuel s’est avéré être erré et en décalage total avec la réalité. Lorsque l’on envisage les progrès technologiques, il faut se placer sur un horizon de 20, 30 ou 40 ans, en présumant une accélération continue de la cadence du progrès technologique. Le métavers ne va pas arriver brutalement dans nos vies, mais de façon progressive, les jeunes en particulier vont passer de plus en plus de temps dans les mondes virtuels. Au fur et à mesure des années la frontière entre les mondes virtuels et réels va devenir de plus en plus floue. Progressivement l’école, l’université, les loisirs, les activités entre amis, la vie amoureuse et culturelle vont migrer vers la réalité virtuelle. Ces univers vont devenir de plus en plus d’engageants et stimulants, de plus en plus de personnes voudront y exercer un nombre croissant d’activités. Posons-nous cette question philosophique, qu’est-ce que la réalité ? Notre corps est une interface qui nous permet d’interagir avec ce que notre esprit perçoit comme étant la réalité. Il s’agit d’un instrument pour expérimenter une version de la réalité. Posez-vous la question, et si nous vivions déjà dans une simulation ? Notre corps pourrait être un avatar dans un monde virtuel et nous ne disposerons d’aucun moyen de nous en apercevoir. Cette théorie peut vous paraître farfelue mais elle gagne néanmoins de plus en plus de crédits dans la communauté scientifique. En les travaux du philosophe d’origine suédois Nick Bostrom, à propos de l’hypothèse de simulation qui énonce que la réalité observable a pour trame une simulation, semblable à celle de nos ordinateurs. Cette hypothèse repose elle-même sur le développement de la réalité simulée, actuellement considérée comme une technologie fictive et gravitant autour de nombreuses œuvres de science-fiction, telles que Star Trek, eXistenZ, Passé Virtuel ou encore Matrix. L’hypothèse de simulation s’est retrouvée ces dernières années au cœur de nombreux débats faisant intervenir philosophie et sciences cognitives dans un cadre futurologique, en particulier transhumaniste. Présente au départ comme une hypothèse sceptique, voire conspirationniste, l’hypothèse de simulation est au départ une des réponses parmi d’autres à la question : «Qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous ? « . Toutes explorer le rapport d’une réalité vécue comme complexe à une possible illusion plus simple à créer. Selon Bostrom, la probabilité que des droits disent que nous sommes partis d’une réalité virtuelle est proche de 1. D’ailleurs durant la phase de sommeil paradoxale notre cerveau à cette aptitude à créer des réalités simulées. Il va encore plus loin, je partage totalement son point de vue, en effet il affirme même que nos descendants lointains auront une puissance de calcul informatique gigantesque, des milliers ou des millions de fois supérieure à ce qui existe aujourd’hui. Les générations futures pourront simuler leurs ancêtres ou des personnes comme leurs aïeux. Et si cette simulation est suffisamment raffinée, les avatars au sein de cet univers virtuel disposeront d’une conscience évolue. Songez que la 1ère révolution industrielle a débouté il y a à peine 250 ans. Que de chemin parcouru en un laps de temps assez court ! Donc nous ne pouvons pas refuser le catégoriquement de croire que nos descendants s’adonneront à de telle expériences de simulation. Le temps nécessaire pour développer les technologies sous-jacentes permettant une telle simulation représente un instant insignifiant dans l’histoire du cosmos. Et l’on peut raisonner aussi supposer qu’une réalité virtuelle peut se composer de canapés de réalité superposées les unes sur les autres, chaque nouvelle couche accélérant encore un peu plus une réaction en chaîne une infinité de dimensions. Cette hypothèse expliquait beaucoup de choses sur le monde qui nous entoure. Imaginons que ces avatars créés à notre image décident un jour décisif d’étude le monde physique qui les entoure. Ils observaient les mêmes choses que nous, un monde régi par des règles mathématiques rigides et immuables, un univers créé par une sorte de big bang et apparu en une fraction de seconde. Cette hypothèse de simulation est plus qu’une expérience de pensée, elle a été défendue très sérieusement en février 2020, dans la revue entropie, par trois chercheurs en mécanique quantique. Selon eux, l’univers pourrait s’être créé lui-même à travers une étrange boule d’auto simulation perpétuelle. Le fait qui s’avère le plus gênant est que cette théorie est tout à fait compatible avec nos observations récentes en matière de physique quantique. Selon cette hypothèse, la réalité objective n’existait pas et l’univers observable ne serait donc pas constitué de matière mais bel et bien d’informations. Selon une théorie encore très controversée et suscitant de nombreux débats parmi la communauté scientifique, l’univers serait une sorte de gigantesque ordinateur quantique exécutant un programme à l’échelle du cosmos et dont le résultat serait tout ce qui existe autour de nous. Ces questions philosophiques et existantes profondes vont rapidement arriver sur le devant de la scène même si elles durent beaucoup d’entre nous, car nous sommes en passe de franchir le premier portail vers le transhumanisme, c’est quand même une étape historique de l’aventure de l’humanité. Il s’agit peut-être de la dernière grande migration de notre espèce, c’est-à-dire un mouvement de masse vers un nouveau paradigme. Il ne serait pas surprenant que les plus grandes universités soient très largement virtuelles avec des professeurs et des étudiants dispersés un peu partout sur la planète. L’école du futur permettra d’exprimer les matières enseignées. Dans ces universités les plus influentes, les cours magistraux seront élaborés par des équipes, un peu à la manière des grandes productions cinématographiques. Peu un peu les organisations et les individus les plus influents vont se traduire de plus en plus du monde réel vers le monde virtuel. En conclusions, les métavers ne se sont pas matérialisés du jour au lendemain mais les casques de réalité et les casques de réalité augmentés nous en promettant déjà l’accès. Les technologies progressent à une vitesse fulgurante, force est de constater que nous commencerons assez rapidement à entrer dans ces univers virtuels.